(2024-2026) RessAq, Ressources sur Aquifères superficiels


Chapeau

Porté par le BRGM et cofinancé par l’ADEME, le projet RessAq s’inscrit dans le contexte du développement de la géothermie et a pour objectif d’exploiter les données des rapports de fin de forage pour caractériser les aquifères sollicités par les installations sur nappe et d’en évaluer leur potentiel géothermique.

Contexte

logo © RessaqCofinancé par l’ADEME et le BRGM, le projet RessAq s’inscrit dans le contexte du développement de la géothermie de surface sur nappe et de la mise en place du dispositif réglementaire propre à la Géothermie de Minime Importance (GMI), en vigueur depuis 2015.

Ce cadre réglementaire impose une télédéclaration des travaux et notamment, la transmission de Rapports de Fin de Forage (RFF) qui constituent une source d’information précieuse mais jusqu’alors non exploitée pour aider à caractériser les aquifères sollicités par les installations géothermiques : résultats d’essais de pompage et d’injection, mesures piézométriques, analyses d’eau ou encore paramètres hydrodynamiques.

Objectifs du projet

Le projet RessAq (Ressources sur Aquifères superficiels) s’inscrit dans ce contexte, avec pour ambition d’améliorer la connaissance des aquifères, de contribuer à l’évaluation de leur potentiel géothermique et de préparer une veille sur les ressources mobilisées ou susceptibles de l’être.

L’objectif du projet est d’extraire, qualifier structurer, analyser et valoriser ces données, en les rattachant aux entités hydrogéologiques de la BDLISA (Base de Données des Limites des Systèmes Aquifères).

Rôle du BRGM

Le BRGM a pour objectif de :

  • valoriser les données issues des déclarations GMI et les croiser avec les informations disponibles dans les bases nationales et régionales, notamment la BSS-EAU, ADES, les SIGES et l’Observatoire dynamique de la géothermie de surface ;
  • caractériser les aquifères et contribuer à la production d’une cartographie nationale homogène du potentiel géothermique ;
  • préparer une veille permettant de distinguer les ressources déjà mobilisées, celles encore peu sollicitées mais présentant un intérêt pour de futurs projets, et les secteurs où le manque de données limite encore l’évaluation du potentiel.

Résultats obtenus

Des fiches synthétiques rassemblant l’ensemble des informations collectées et valorisés

La première année de travaux (2024-2025) a permis d’engager un état des lieux approfondi des RFF déposés sur le portail GMI depuis 2015, d’évaluer leur qualité, et de poser les bases méthodologiques pour structurer, bancariser et valoriser les données qu’ils contiennent.

Cet état des lieux a mis en évidence une forte hétérogénéité des dossiers, tant en termes de complétude que de qualité, mais aussi la présence d’un volume significatif d’informations techniques potentiellement exploitables, encore non valorisées dans les bases nationales.

Les travaux ont porté sur la mise en place d’un workflow complet permettant l’extraction et la structuration des informations techniques, leur rattachement aux entités hydrogéologiques BDLISA (Base de Données des Limites des Systèmes Aquifères) et, dans sa partie finale, la génération d’une fiche de synthèse intégrant cartes, statistiques et éléments d’interprétation des caractéristiques de la ressource aquifère en lien avec son potentiel géothermique.

Le premier état national de référence établi compte ainsi :

Couche nationale de diffusion des fiches de synthèse RESSAQ intégrée au visualiseur geothermies.fr ©BRGM
Couche nationale de diffusion des fiches de synthèse RESSAQ intégrée au visualiseur geothermies.fr ©BRGM
  • 757 dossiers de réalisation traités ;
  • 1 269 ouvrages analysés ;
  • 145 entités hydrogéologiques BDLISA de niveau 2 identifiées comme sollicitées par au moins un projet de GMI ;
  • 386 fiches de synthèse produites sur les 420 entités de niveau 2 retenues dans le périmètre national.

Les fiches sont accessibles depuis une couche cartographique proposée sur le visualiseur geothermies.fr qui associe deux niveaux de lecture :

  • une vision cartographique des ressources présentes au droit d’un site ;
  • une synthèse des données disponibles pour chaque entité hydrogéologique.

Elles permettent ainsi d’identifier au droit d’un site les ressources présentes pour la réalisation d’échangeurs géothermiques ouverts (sur nappe).

Prochaine étape : associer les utilisateurs

La deuxième année du projet RessAq (2025-2026) a été consacrée à la consolidation des travaux engagés lors de la première année, à l’extension progressive de la bancarisation, à l’affinement de la méthodologie globale et au développement de l’outil de restitution adaptés à différents publics.

Un webinaire technique est prévu qui permettra de présenter le service aux bureaux d’études, aux hydrogéologues et aux animateurs régionaux de la filière et de faire remonter leur avis pour améliorer le contenu.

À terme, RESSAQ doit permettre de suivre le développement de la géothermie de surface sur nappe, l’évolution de la connaissance des aquifères et l’apparition de nouvelles ressources d’intérêt.

Partenaires du projet

  • ADEME
  • BRGM