Principe de fonctionnement

Un système de pompe à chaleur (PAC) sur nappe, couramment appelée "PAC sur aquifère" ou encore "PAC sur eau souterraine", consiste à pomper de l’eau située dans le sous-sol pour valoriser son énergie.

Un premier forage, dit de "production", permet d’acheminer le fluide via un échangeur jusqu’à la PAC pour en prélever de la chaleur ou du froid. Un second forage, dit de "réinjection", permet de renvoyer l’eau dans le sous-sol. La PAC transfère la chaleur prélevée dans le fluide vers le bâtiment à chauffer (mode chauffage) ou injecte la chaleur en provenance d’un bâtiment dans l’eau (mode rafraîchissement).

pompe à chaleur sur nappe
Pompe à chaleur sur nappe © ADEME-BRGM

 

Points communs aux technologies de géothermie de surface

  • Couverture des besoins de chauffage et/ou de refroidissement et/ou d’eau chaude sanitaire avec une énergie durable (sous réserve d’émetteurs adéquats) ;
  • Adaptabilité des solutions : de la maison individuelle au quartier ;
  • Possibilité de produire du frais avec le "géocooling" (ou "freecooling" ou "rafraîchissement passif") : lorsque le besoin de froid du bâtiment est modéré, le fluide géothermal est simplement utilisé par l’échangeur de chaleur comme source de rafraîchissement, sans avoir recours à la pompe à chaleur. Cela permet un confort d’été aux performances énergétiques, écologiques et économiques exceptionnelles puisque la PAC n’est pas sollicitée ;
  • Coût global avantageux grâce à des performances énergétiques élevées ;
  • Nécessité de faire appel à des professionnels qualifiés pour étudier la faisabilité du projet (plus d’infos). Des subventions peuvent être activées à cet effet ;
  • Importance de la mise en place d’une maintenance annuelle qualifiée. Elle reste cependant simple et peu onéreuse par rapport à d’autres énergies (plus d’infos).

 

Avantages spécifiques

  • Performance du système : les retours d’expériences de l’ADEME montrent que pour 1 kWh d’énergie électrique consommée par la PAC, jusqu’à 5,5 kWh sont restitués au bâtiment en mode chauffage. C’est ce qu’on appelle le coefficient de performance (COP égal à 5,5 dans le cas présent) ;
  • Régularité des performances tout au long de l’année.

 

Limites spécifiques

  • Hétérogénéité de la ressource en eau sur le territoire (quantité, profondeur, qualité) qui rend ce système plus ou moins pertinent ;
  • Entretien régulier à assurer pour la pompe immergée (plus d’infos) ;
  • Régime de déclaration ou d’autorisation administrative pour l’exploitation d’une PAC sur nappe, selon la zone dans laquelle elle se situe, au regard de la réglementation relative à la Géothermie de Minime Importance. Ces démarches administratives peuvent prendre quelques semaines à quelques mois (plus d’infos) ;
  • Disponibilité foncière nécessaire : les forages de production et de réinjection doivent être distants d’au minimum plusieurs dizaines de mètres l’un de l’autre.

 

Plus d’infos : Accompagner votre projet -  étape 3 et étape 4