La Stratégie Nationale Bas-carbone (SNBC) est la feuille de route de la France pour lutter contre le changement climatique.
Elle fait partie de la Stratégie Française pour l’Énergie et le Climat (SFEC) qui a pour objectif d'atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050 et qui comprend également le Plan National d’Adaptation au Changement Climatique (PNACC) et la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) pour les 10 prochaines années (2025-2030 et 2031-2035), dont la publication est attendue.
La SNBC est révisée tous les 5 ans. La version 3 qui a été publiée en décembre dernier va faire l'objet de consultations des instances obligatoires (Conseil national de la transition écologique, Haut conseil pour le climat, Conseil national d’évaluation des normes, Collectivités d’Outre-mer et Corse, Autorité environnementale) puis sera soumise à une consultation du public, avant son adoption par décret au printemps 2026.
Cette nouvelle version fixe 7 grands objectifs stratégiques ainsi que les budgets carbone, plafonds des émissions, pour les périodes 2024-2028, 2029-2033 et 2034-2038.
On compte parmi ces objectifs climatiques :
- la neutralité carbone en 2050, en équilibrant émissions et absorptions des gaz à effet de serre du territoire ;
- la souveraineté énergétique et la sortie des énergies fossiles ;
- la réduction de la consommation finale d’énergie ;
- la réduction de l'empreinte carbone de la France.
Quels objectifs pour la géothermie ?
La SNBC 3 fixe également des objectifs pour chaque secteur d'activité ciblé et fournit des orientations et mesures de politiques publiques sectorielles pour réduire les émissions territoriales de gaz à effet de serre et accroitre les puits de carbone.
Concernant la géothermie, on peut ainsi retenir, parmi d'autres :
- dans le secteur de l'énergie, le développement de la chaleur renouvelable, en cohérence avec la prochaine PPE avec la poursuite du développement de la géothermie à travers le plan d'action national. Des appels à projet pourront être lancés, par exemple via le Fonds chaleur, pour favoriser la géothermie et inciter les exploitants de réseaux de chaleur à les développer ;
- pour l'électricité, la mise à jour puis la mise en oeuvre des PPE des zones non interconnectées (ZNI). L'accompagnement des ZNI dans leur transition énergétique sera renforcé avec la création d’une "task force État" dont le rôle sera notamment de réaliser une étude "Futurs énergétiques 2050 Outre-mer / ZNI" formalisant pour chaque territoire des scénarios de mix énergétique techniquement et économiquement viables, adaptés à chaque territoire, permettant une décision politique éclairée (cette étude pourra notamment s’appuyer sur les travaux existants et en cours de l’ADEME et de la CRE) ;
- dans le secteur du bâtiment :
- l'installation massive de pompes à chaleur (PAC) dans le parc résidentiel (8,8 millions d'ici 2030) et dans le bâtiment tertiaire où les pompes à chaleur géothermiques seront privilégiées là où cela est possible. Un centre d'expertise sur la pompe à chaleur (CEPAC) aura pour mission d’informer et d’outiller l’ensemble des professionnels du bâtiment ;
- la maitrise de la hausse des usages de la climatisation. L’État encouragera l’utilisation de systèmes énergétiquement efficaces tels que les réseaux de froid ou les pompes à chaleur réversibles, moins énergivores que les systèmes de climatisation mobile ;
En savoir plus sur le projet de SNBC 3 sur le site web du ministère de la Transition écologique