Après la publication des données relatives au Loiret qui ont permis de mettre en place une méthodologie (preuve de concept), les partenaires du projet Géoscan Hexagone ont publié les résultats des études réalisées pour le Centre-Val de Loire et la Picardie.
Pour rappel, le projet Géoscan Hexagone est conduit par le BRGM, en partenariat avec la Direction Générale de l’Énergie et du Climat (DGEC), et a pour objectif de réaliser un inventaire géothermique national à l'échelle des régions, avec la perspective de développer des projets de géothermie profonde dans d'autres régions que celle de l'Ile-de-France ou de la Nouvelle-Aquitaine, où ils prédominent.
Les travaux consistent en une analyse qualitative et quantitative de données existantes (données de puits et de profils sismiques) issues d'explorations pétrolières et d'explorations de ressources d'eau profonde.

Cette analyse détaillée permet de préciser le potentiel géothermique des réservoirs profonds des territoires ciblées et donc d'appuyer la première étape d'une étude de faisabilité d'un projet de géothermie profonde.
A ce stade, 160 puits et plus de 6000 km de lignes sismiques anciennes (4284 km en région Centre Val-de-Loire, dont 1982 km dans le Loiret, et 1796 km dans l’ex-région Picardie) ont fait l’objet d’un retraitement.

L’ensemble de ce travail a permis de caractériser pour ces deux régions les réservoirs géothermiques profonds du Trias, du Jurassique supérieur et moyen, ainsi que du Crétacé inférieur pour la Picardie.
Des modèles géologiques 3D et des cartes ont été établis pour chaque zone d’étude / réservoir avec notamment une information plus précise sur leur profondeur, épaisseur, température et la favorabilité géologique (c’est-à-dire la probabilité de trouver un faciès avec des propriétés réservoir ainsi que leur connectivité).
Ces résultats permettent à la fois de mieux identifier les sites d’intérêt pour de futures explorations géothermiques, et d’orienter le déploiement de possibles nouvelles campagnes d’acquisition sismiques sur des sites particuliers dont la connaissance sous-sol reste limitée, ou pour approfondir ces résultats à l’échelle plus locale.
L’objectif des membres du projet est désormais de continuer l’inventaire sur les autres territoires présentant un intérêt géothermique. En 2026, un travail similaire a été initié sur la partie est du Bassin parisien, dans la région Grand Est (Champagne Ardenne et Lorraine).
Retrouvez les différents rendus actuellement disponibles sur la page dédiée à Géoscan Hexagone dans sa rubrique Principaux résultats
Pour aller plus loin